Les Belges achètent une maison en Espagne toutes les deux heures

La Costa Blanca, surtout, est toujours plus prisée

En tout, ce sont exactement 4.108 Belges qui ont acheté un bien immobilier en Espagne l’année dernière, soit en moyenne une transaction toutes les deux heures. C’est ce qui ressort de la nouvelle analyse annuelle effectuée par Azull, le leader belge de l’immobilier espagnol, sur base des chiffres officiels des bureaux d’enregistrement espagnols. En outre, le Belge est toujours plus attiré par les constructions neuves, qui représentent près d’un tiers des achats d’immobilier en Espagne. La Costa Blanca, surtout, attise la convoitise puisqu’elle concentre 31% des achats réalisés par des Belges en 2018. À noter aussi, l’engouement grandissant des Britanniques pour la brique espagnole, alors que se profile le Brexit et que l’Espagne a été qualifiée par Bloomberg “de pays le plus sain du monde”.

La ruée belge vers l’immobilier espagnol a atteint un pic impressionnant: l’année dernière, on a compté l’équivalent d’un achat de bien en Espagne par des Belges toutes les deux heures et huit minutes. En tout, rien moins que 4.108 transactions ont été effectuées, soit 7 fois plus qu’il y a 10 ans (540 achats en 2008). C’est ce qui ressort de la dernière analyse annuelle des chiffres des bureaux d’enregistrement espagnols réalisée par Azull, le leader belge du marché immobilier espagnol.

Fait remarquable: les Belges sont les premiers acheteurs étrangers de biens neufs puisqu’un tiers des transactions concernent des projets neufs ou font partie de projets neufs, soit 1.349 biens immobiliers. Au point de dépasser sur ce point les Britanniques qui, s’ils achètent plus du double de biens en Espagne, n’ont opté pour du neuf “que” dans 1.307 cas.

“Les Belges ne sont pas fans de la casa espagnole typique, rustique, mais recherchent plutôt des résidences secondaires modernes. De quoi les pousser presque automatiquement vers les constructions neuves. Cela tient notamment à la taille des fenêtres: un Espagnol les voudra les plus petites possibles, afin d’éviter que la chaleur ne pénètre trop l’habitation. Un Belge, par contre, trouve important de bénéficier d’une vue large et dégagée sur les environs.” Marleen De Vijt, CEO d’Azull

Les transactions ne concernent en outre clairement pas seulement des studios et appartements. Nos compatriotes aiment jouir d’un certain espace: 33,1% des biens achetés en 2018 dépassaient les 100m2. Et ce, malgré le fait que les prix progressent continuellement en Espagne, avec une hausse de 8% entre 2017 et 2018.  

La Costa Blanca, toujours plus prisée

Les acheteurs belges optent majoritairement pour la Costa Blanca, qui concentre 31% des biens immobiliers achetés en 2018. La deuxième destination la plus populaire est la Costa del Sol, avec 18% des transactions. Les Baléares, cet archipel qui compte notamment les célèbres Majorque et Ibiza, se trouvent au fin fond du classement, puisque seuls une soixantaine de Belges y ont effectué un achat en 2018 (1,4% des transactions).

“Lorsqu’il s’agit de partir en vacances, la Costa del Sol reste la destination la plus populaire pour les Belges. Mais lorsqu’il s’agit d’acheter une résidence secondaire, la Costa Blanca est clairement privilégiée. Une situation qui s’explique en grande partie par la différence de prix. Pour une villa neuve plutôt modeste, il faudra ainsi compter rapidement 450.000 euros à la Costa del Sol, contre 350.000 euros pour un bien similaire à la Costa Blanca. Nous rencontrons ainsi chaque mois au moins un Belge qui prévoit d’acheter à la Costa del Sol mais opte finalement pour la Costa Blanca. ” Marleen De Vijt, CEO d’Azull

Etonnament, Tenerife affiche un solide succès auprès des acheteurs belges. En 2018, nos compatriotes ont acheté près de 500 biens (12%), alors que les acheteurs des pays voisins boudent l’île. Les acheteurs français ont ainsi réalisé environ 130 transactions en 2018, tandis que les Néerlandais n’en ont tout simplement réalisé aucune.

L’Espagne en refuge face au Brexit

Les chiffres concernant les Britanniques - leaders de l’achat d’immobilier espagnol depuis plusieurs années - sont aussi interpellants. En 2017, l’année suivant le référendum sur le Brexit, les achats ont connu une baisse de 10%. Mais en 2018, la tendance s’est très nettement inversée avec une hausse de 11%, soit de quoi dépasser le seuil des 10.000 ventes.

“En 2017, les Britanniques se sont montrés plus prudents, parce qu’il était encore très difficile d’imaginer clairement les conséquences du Brexit, d’où cette chute des ventes. Mais depuis l’année dernière, lorsqu’il est apparu plus évident que les conséquences économiques pourraient être importantes, ils ont à nouveau tourné leur regard vers l’Espagne. Ils ne vont évidemment pas massivement déménager vers l’Espagne, mais les Britanniques plus aisés font de toute évidence le choix d’investir leur argent à l’étranger. Ils sont conscients du fait que la valeur de livre - et donc de l’immobilier britannique - risque de traverser une période difficile.“ Marleen De Vijt, CEO d’Azull

Le pays le plus sain du monde

Une autre explication potentielle pour cette ruée vers l’immobilier espagnol? Selon une dernière enquête de Bloomberg, basée sur les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Espagne serait le pays le “plus sain au monde”. Jusqu’à récemment, l’Italie trustait généralement la première place du classement de Bloomberg, mais l’Espagne a pris le dessus l’année dernière. Le régime alimentaire méditerranéen - beaucoup de légumes, fruits, noix, olives, poissons et volailles - et la solide espérance de vie des Espagnols figurent parmi les facteurs les plus importants. La Belgique doit pour l’instant se contenter de la 28ème place dans ce classement.

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Johan Conix Managing Partner, Azull
Joachim Deman Communicatie, Bereal
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