Les embouteillages coûtent 1.151 euros par an aux ménages belges

Les embouteillages coûtent 1.151 euros par an aux ménages belges

Une nouvelle enquête étudie les solutions de mobilité et leur influence sur nos choix en matière de logement

Les embouteillages gigantesques sur nos routes coûtent déjà au moins 1.151 euros par an à un ménage belge moyen de trois personnes. En tout, le dommage économique à l’échelle de la Belgique s’élève à au moins 4,35 milliard d’euros. C’est ce qui ressort d’une nouvelle analyse basée sur les rapports de l’OCDE effectuée par Realty, l’organisateur du plus grand salon immobilier en Belgique. Dans le monde entier, les entreprises et les gouvernements s’échinent à chercher des formes de mobilité alternatives pour résoudre le problème quotidien des embouteillages. Une problématique qui a un influence grandissante sur notre choix de lieu de résidence. Raison pour laquelle Realty et le professeur renommé en urbanisation Alexander D’Hooghe (MIT) cherchent à déterminer, par le biais d’une nouvelle étude, laquelle de ces solutions innovantes offre le plus de potentiel pour changer le système belge. Et plus encore: comment ces solutions vont bientôt influencer notre façon d’habiter.

Les embouteillages sur nos routes ont fortement augmenté ces dix dernières années. Dans toute la Belgique nous restons déjà bloqués plus d’un million d’heures dans les embouteillages. Cela crée non seulement des tensions chez les automobilistes, mais l’impact écologique est également très important. Les dégâts ne sont en outre pas à sous-estimer: l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) estime le coût des embouteillages à 1 ou 2% de notre produit intérieur brut (pib). L’estimation la plus prudente table sur un impact de 4,35 milliards d’euros, soit 383,7 euros par habitant sur base annuelle. Ce qui revient pour un ménage belge moyen de trois personnes à un coût de 1.151,1 euros. Pensez par exemple à l’usure plus rapide d’une voiture, les frais de carburant, de routes et d’environnement et également le temps qui n’est pas consacré à travailler ou à effectuer d’autres activités. Tant au niveau social qu’écologique et économique, cette situation devient insoutenable.

“Bien que nous disposions d’un système de transports en commun moderne et fonctionnel, la plupart des Belges utilisent toujours leur propre voiture. On ne doit pas aller bien loin pour en trouver la raison: les personnes qui vivent et travaillent en banlieue ont peu d’avantage à utiliser les transports en communs d’autant que l’offre de plateformes park & ride multimodales. Certaines entreprises ont pour cette raison introduit leurs propres services de shuttle, mais ceux-ci sont encore insuffisants. Sans innovations significatives dans le domaine de la technologie et des services nous ne pouvons pas significativement améliorer la situation.” 

Alexander D’Hooghe, professeur d’Urbanisation à la Massachusetts Institute of Technology (MIT)

L’impact sur notre comportement résidentiel

Selon le professeur D’Hooghe, les entreprises, autorités et instituts de recherche travaillent désormais intensivement à des solutions de mobilité alternatives, comme des voitures autonomes, le partage de vélos et des applications qui permettent de localiser directement, entre autres, des taxis, trottinettes et des voitures à partager (e-hailing). En collaboration avec Realty, qui organise chaque année le plus important sommet immobilier de Belgique, le bureau d’architectes et d’aménagement urbain ORG du professeur D’Hooghe enquête dans une nouvelle étude sur ces solutions innovantes afin de déterminer celles qui ont le plus de potentiel pour changer le système belge. Surtout, l’influence qu’elles ont sur nos choix en matière de logement.

“La devise classique dans le secteur de l’immobilier dit: ‘emplacement, emplacement, emplacement’. Mais est-ce que les emplacements incroyables d’aujourd’hui seront également ceux de demain? Cette question occupe chaque professionnel dans le secteur de l’immobilier ’aujourd’hui. La ‘nouvelle mobilité’ va en effet fort changer la manière dont nous nous déplaçons d’un point A vers un point B. Cela a sans aucun doute un impact sur la préférence du lieu d’habitation des Belges et sur le lieu d’implantation des sociétés. Si nous voulons résoudre le problème de la mobilité de manière efficace, alors le secteur immobilier devra s'adapter en temps voulu à la ‘nouvelle mobilité’.” 

Mathieu Van Marcke, directeur général de Realty

Les résultats de l’étude ‘Mobility Impact’ seront présentés lors de Realty, le sommet annuel pour les professionnels du secteur immobilier, qui aura lieu du 19 au 20 septembre à Knokke-Heist. Un grand débat sur la mobilité aura ensuite lieu avec des responsables politiques et des experts immobiliers. Ainsi, les évolutions les plus récentes en matière de Property Technology (PropTech) et les créneaux sectoriels seront abordés, tout comme l’influence du coworking sur l’immobilier d’entreprise.

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